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19 avril 2008

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1ère dent

5 août 2011

Cela fait tellement bien longtemps que je n’ai plus pondu un seul article. Et je me suis rendue compte néanmoins que le blog continue de tourner malgré lui et qu’il fait des lecteurs. Aujourd’hui  je me suis dis, je leur dois le retour donc  me voici.

 

Pour ce retour, j’avais prévu un grand et alléchant article sur nos vacances. Mais comme celles-ci tardent à venir et qu’aucune date encore n’a  été arrêtée, un autre récit tout aussi palpitant est arrivé enrichir mes inspirations.

 

Plusieurs jours ont donc coulé depuis.  Les garçons ont grandit.  Nathan a fêté ses 6 ans en avril et Mathieu aura 4 ans et demi exact dans 3 jours. Eh oui, ils grandissent, ils grandissent même tellement vite que l’on ne s’en aperçoit presque pas.

 

Alertée par une amie, j’avais guetté le moindre mal de dents de Nathan depuis ses 6 ans car à priori, cela était le signe que la dent bougeait. Un matin, pour gagner du temps car on était un peu en retard, je brossais ses dents et il me poussait des cris alarmants. Aussitôt, j’entrepris une grande vérification et là effectivement, il m’avait semblée qu’une dent (l’incisive latérale gauche) bougeait. Je me suis toujours jurée que je m’occuperai moi-même des dents de mes loulous, l’idée de dentiste m’ayant semblé trop traumatisante. Ainsi, le plan était échafaudé dans ma tête : je tâcherai de l’encourager à faire bouger cette dent autant de fois que je pourrai, et je m’y appliquerai moi-même de temps à autre. Et je lui offrirai un petit cadeau de bravoure à chaque fois qu’il en fera tomber une. L’idée aussi était de compléter la collection de ses petites figurines à la fin.

 

Nous voilà donc motivés : lui, par le cadeau sans doute, et moi, par l’idée de dentiste.

 

Et les jours, les semaines ont traîné … et cette maudite dent qui ne semblait pas évoluer bougeait, de moins en moins. Finalement, si notre assiduité était de 3 fois par jour, on était amené à 1 fois tous les deux jours environ 1 mois plus tard.

 

Un autre jour, on avait découvert une autre dent (l’incisive centrale gauche) vacillante mais sapristi, celle-ci semblait bien avancée par rapport à la 1ère. Effacées les paresses et cette fois, on avançait, à grands pas : 3 ou 4 fois de boulots par jour. La 1ère dent, cette vilaine fausse alerte, oubliée !!! Et puis mercredi dernier horreur : en vérifiant, j’aperçu derrière, et en plus un peu en décalage, la 1ère dent définitive de Nathan qui pointait son nez. Surprise et panique suivirent et à partir de là, je ne gérai plus la situation. Je devais en parler au papa le soir et ce dernier me fit savoir que PAR TOUS LES MOYENS, cette dent devait tomber le lendemain. Avec un peu de peine, j’entrepris de passer des coups de fil à la recherche « d’un bon dentiste qui sait parler aux enfants ». En même temps, le papa  avait décidé de prendre les choses  en main. Jadis, quand j’étais enfant, je me souviens comment ma grand-mère avait ôté une dent qui  perdurait : elle l’enroulait avec un fil et tirait d’un coup sec la dent. Et ce soir là, c’est ce que le papa avait décidé de faire.  Evidemment, il se lançait dans la préparation de Nathan en lui faisant les plus rassurants des discours : que bien sûr, qu’il ne va pas lui mentir, que cela va faire un peu mal, mais il le faut et que s’il veut éviter les grosses pinces du dentiste, c’est mieux… Et moi, derrière mon fils un peu paniqué, j’enregistrais aussi ses paroles. Donc, voilà mon loulou devant le miroir, la dent entourée et la main de son père qui tenait le fil au bout. Clac !!! Un 1er coup… mais la dent persistait. Et du sang commençait à couler. A la seule vue de cette dernière, Nathan était horrifié et il avait commencé à pleurer toutes les larmes de son corps. Moi, dans mon coin, j’étais pétrifiée. Oubliée tous mes sermons  et mes résignations. Bon sang, je ne pensais pas que c’était si compliqué.

 

Fort heureusement, la formule du fil avait beaucoup progressé les choses et cette fois, la dent était complètement tangible.  A même sa langue, Nathan pouvait la bouger. S’ensuivit une autre séance de discours encourageante. Et cette fois, je m’appliquais aussi : « cesse de pleurer, tu veux ton cadeau demain ? tu veux être grand comme untel ?… ». Même Mathieu avait débarqué et avait tendit son doudou à son frère. Et ouf, ça a marché : Nathan s’était calmé et avec courage, il était allé chercher lui-même cette dent qui sortait de ses petits doigts.

 

Je ne vous raconterai pas la suite : un vrai soulagement pour tout le monde et moi la 1ère.  Nathan arbore ses dents fièrement aujourd’hui. Il avait gagné son cadeau. Et moi, je vais quand même prendre RV chez mon ancien dentiste et j’y emmènerai Nathan pour vérifier, pour se familiariser.

 

Un autre petit chapitre à propos du cadeau. Dans ma tête, comme je l’ai notée plus haut, ce serait une figurine d’un de ses héros favoris. Mais, monsieur « réflexion », lui, avait une autre idée en tête. Ces derniers temps, il me harcelait un peu avec les PSP, ou DS en tout genre que ses cousins arboraient tous les jours. Pourtant, son papa était clair là-dessus : pas avant 8 ou 9 ans car il avait déjà des problèmes de vue et que ce genre de choses rendait trop vite renfermé, trop vite trop brutal et donc trop vite idiot. Tout cela, Nathan le savait. Mais ce matin où j’allais acheter son cadeau, son père parti évidemment, il me dit : « je sais ce que je veux pour noël : un DS… ». Et avant même que j’eus le temps de riposter, il continua : « mais je le rangerai dans ma chambre et j’attendrai d’avoir 8 ans pour jouer avec ». C’est clair, ce fut un tilt dans ma tête et je décidais de lui acheter un genre de jeu. Il fallait que j’en trouve un, pas compliqué, et pas cher, et je jure de surveiller le temps qu’il mettra dessus. Inutile de vous dire combien il l’adore.

 

Tu es grand mon fils, et tu le mérites…

 

Ce matin, on avait commencé à faire bouger son incisive centrale gauche…

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Histoire de lunettes

2 novembre 2010

Nathan :

A la clinique, il n’avait que 2 jours et j’ai été frappé par
ses yeux qui ne regardaient pas dans la même direction, de temps à autre. Je me
suis dis, mince il louche ! Mais les autres se sont empressés de me
rassurer et disaient que tous les bébés louchaient.

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Mais voilà, le petit handicap de Nathan s’accrochait.
Certes, il ne louchait pas 24h/24, mais dès que la fatigue se ressentait, ça se
voyait dans ses yeux.

A 15 mois, une visite chez l’opticien s’était donc imposée.
Et le résultat n’était pas une surprise : mon bébé devait porter des
lunettes. Son strabisme était bien là, c’était génétique. Le risque était que
ce handicap pouvait au fur et à mesure, nuire à son acuité visuelle. En effet,
petit à petit, son oeil malade pourrait s’orienter vers la paresse donc, de la
cécité tandis que son autre œil sera plus, trop sollicité. Les lunettes
auraient pour rôle d’équilibrer un peu tout ça.

Voilà donc mon petit Nathan binoclard à 15 mois. Son œil
malade avait besoin de 3 degré de plus en ces temps là. Evidemment au début, ce
n’était point chose aisée que de faire porter des lunettes à un petit bout d’à
peine 1 an, mais de monture en monture, il a bien appris à vivre avec.

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Dernière visite en date chez son médecin préféré, il y a 2 mois et à ce jour, il arbore fièrement ses 6èmes paires de lunettes.
Et le plus extra, c’est qu’avec toute cette patience et persévérance,  il n’a plus besoin que de 0.75 degré.
Chouette non ?

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Mathieu :

Comme c’était génétique, il n’était pas surprenant de voir
Mathieu loucher aussi de temps à autre.

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Le parcours devait être le même que pour celui de son frère.

Mais même si à la maison on essayait de s’amuser et de
lui faire mettre les anciennes paires de son frère, il ne les gardait pas plus
d’une minute.

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Avec monsieur Mathieu donc, cela n’était pas facile et sa première visite chez l’opticien vers 2 ans était une vraie 3ème guerre mondiale. Résultat, on a reculé les choses et ce n’était qu’en avril dernier qu’il a accepté les lunettes. Pour lui heureusement, les dégâts ne sont pas énormes car il a commencé à 0.75. Et aujourd’hui, ça n’a pas changé même si monsieur casse en est à ses 3èmes paires.

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Les 5 ans de Mamihaja Nathan

3 mai 2010

Quelques jours après ses 5èmes bougies, je vous livre le journal de « mon grand ». En même temps, j’en appelle à vous qui avez un petit gaillard du même âge, histoire de comparer, de s’assurer ou d’en rire.

 Nathan a donc eu 5 ans le 22 avril dernier. Je me souviens, quand j’avais son âge, ma mère avait organisé ma première grande fête d’anniversaire. Les photos me replongent encore dans ces beaux souvenirs aujourd’hui et je me suis dis, je vais essayer de marquer celui de mon fils aussi.

Pour le jour J, c’était assez simple vu que monsieur était à présent en maternelle et qu’il ne pouvait plus sécher les cours, comme avant. Mais on a fait l’essentiel : son ravitoto préféré à midi, 5 petites bougies sur un petit moka au dessert, les cadeaux, une immense coupe de glace à la sortie le soir, et pizza à gogo au dîner.

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Mais le plus chic était le samedi qui suivait car on avait bien sûr invité cousins, tontons, papy,  mamies et surtout surtout des copains de sa classe dont « sa petite protégée ». Non, pour le moment, on n’utilisera pas le mot « petite amoureuse » ou « petite fiancée » même s’il m’a confirmée « qu’un jour Neny, je vais faire le mariage avec elle ». On verra ça dans quelques années mon fils !!!

Donc, le samedi, les petits invités ont débarqué avec leurs déguisements. Moi, j’ai adoré leur faire manger des chips et cracky en tout genre, des brochettes de viande, des bonbons de toutes les formes… (tous commandés par monsieur le 5 ans). Je me suis aussi excitée à leur faire jouer au jeux de parcours, à la chasse aux trésors et au fameux pinata (un coup d’oeil à Mia si elle passe par là). Et à la fin, tout le monde était bien sûr récompensé.

Sans oublier « les bougies d’artifice », le gâteau Batman, les boums des cotillons, et le champomy. Bref, on s’est bien amusé cet après-midi là. C’est qu’on n’a pas tous les jours 5 ans !!!

Je vous laisse entrer dans la fête à travers ces quelques photos.

 

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Mais pour rentrer dans le vif du sujet, je vous présente donc Mamihaja Nathan, à 5 ans :

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Taille : 1m11 (il est bien sûr classé dans la catégorie des géants dans sa classe)

Poids : 23kg (angoissants pour dada et neny car d’après internet, il serait obèse. Du coup, les goûters : limités ; au repas dès qu’il dit « ça suffit », c’est ok)

Classe : en maternelle (ou MS) après avoir déjà fréquenté la crèche, les TPS et les PS

Points forts :

- en premier : il sait nager !!! Et il en épate plus d’un à commencer par son maître nageur qui a dit en début de saison : « Bon à 4 ans, c’est encore utopique mais laissons le faire et on verra ». Donc aujourd’hui que la fin de saison approche, bingo, le maître en reste bouche bée.

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- il a beau être en maternelle où écrire de 1 à 9 ainsi que les voyelles sont les priorités, mais il lui arrive de faire aussi tout seul à la maison des ABCDE

- he has very good pronunciations in English, dixit ses maîtresses et il était parmi les solistes lors de la fête de noël où il fallait chanter en anglais. Et puis souvent, il me harcèle avec « Neny, en anglais, c’est quoi ??? »

- il m’épate avec ses dessins où tout n’est pas très joli bien sûr mais comme je suis une piètre dessinatrice…

- il adore bouquiner

- et ouf,  en dehors de Naruto, il se délecte aussi devant Dora, tom saywer, tintin… Des DA normaux quoi !

- et puis, il se lave seul le matin, s’habille tout seul aussi, demande la permission avant de quitter la table, récite « Notre père… ». Et quand il le veut, il sait garder sa chambre bien rangée, sait mettre ses chaussettes dans le bac, sait rester des heures à apprendre les a et les 1…

 Points faibles :

- dans son carnet de fin de trimestre dernièrement : un peu brutal !! D’après ses tontons, tantines, papys, mamies « Ton fils est bien turbulent ». Selon ses cousin(e)s : « Zay kapohan’i Mamihaja !! »… Arghhhhh !!! Au secouuurs !!! N’est-ce pas tous les petits garçons de 5 ans qui agissent ainsi ?

- manque de pot, son héros du moment : le fameux Naruto, qui bien sûr ne m’aide en aucune façon avec ses Yaaahhh !!! A la maison, le CD (que je regrette d’avoir acheter) semble oublié, mais dès qu’il est avec des cousins, il est libre d’apprendre toutes les façons de combattre de Kakashi ou de Dragon ball Z ou de je ne sais qui… Re-Arghhhh !!!

- c’est un petit gaucher. Certains diront qu’il deviendra intelligent mais pour le moment il lui arrive de gribouiller un 3 ou un F à l’envers. Je trouve que c’est un vrai handicap en cette période où il apprend à écrire.

- il ne cède pas facilement à son petit frère avec ses jouets

- il est encore très collé à nous : il lui a fallu 2 trimestres avant d’avoir complètement cesser de pleurer en début de classe, il déteste que l’un de nous, ou tous les deux s’absentent plus de 30 minutes

 

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Constat : il sera un grand champion en natation, il sera peut-être prof d’anglais aussi, ou karatéka, ou encore super intelligent et marié à Anjara dans quelques années… On verra, le Bon Dieu tracera son chemin, j’en suis sûre ! Mais pour le moment, il est là, avec ses 5 ans, et malgré ses petites vices, il est parfait et j’en suis fière. Comme au jour où il a débarqué dans notre vie à moi et à son papa,  il nous rend heureux. Un vrai cadeau de Dieu, comme l’indique son prénom.

Notre petit coin de paradis

13 avril 2010

Pour les WE pascales, nous avions prévu de faire un petit saut à Antsirabe mais les coûts exorbitants des hôtels nous ont beaucoup fait réfléchir. Alors nous avons préféré rester dans notre petite campagne.

Quelques jours plus tôt, j’avais repéré dans la presse qu’un centre de loisir ouvrait ses portes dans les environs. Et le mot «piscine » attirait particulièrement mon attention vu que nous étions plutôt classées dans la catégorie « des familles nageuses ». On s’est dit, allons voir et on a trouvé, un notre vrai petit coin de paradis. Un aire de jeu bien garni pour mes loulous, la piscine (chauffée si le soleil est au RV) et de la bouffe (moyen moyen au niveau rapport qualité-prix mais tant que l’on mange…) : la totale quoi ! On va dire, Antsirabe multiplié par trois ?!! En plus, comme nous y sommes allés un mercredi, nous étions seuls au monde. La piscine était à nous, rien qu’à nous !!! Youpiiii !!!

Rebelote le vendredi et pourquoi pas tant que l’on pourra !

 

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23 mars 2010

C’est vrai, les grandes vacances, c’est encore loin. On en aura encore pour quelques mois de besogne même si heureusement la petite pause de pâques approche. Les fatigues se ressentent en cette mi-moitié de l’année scolaire et Nathan commence à me poser des questions en ce qui concerne son RV avec la mer. Je cherche les esquives : « C’est encore loin chéri, il faut encore beaucoup travailler et on verra… ». Mais j’avoue que comme lui, j’attends impatiemment cet instant où l’on pourra enfin avoir la plage, les farnientes, le soleil… Alors, pour replonger dans l’ambiance, et surtout parce que je vous dois encore les récits, nous voici en Août 2009, à Tamatave et Foulepointe.

 

Cette année, nous avons eu la chance d’organiser nos vacances avec de la famille. Ce qui, évidemment, plaisait plus mes deux grands joueurs car 3 petites cousines étaient donc de la partie.

Comme l’année dernière, le voyage fut bien organisé : médocs, goûters, musiques. La totale pour qu’ils puissent se sentir à l’aise durant les quelques 350km qui suivirent. Mais comme nous ne sommes pas tout à fait les maîtres de nos destins, les imprévus arrivent.

 

Voici donc le 1er chapitre de nos vacances : l’accident

 

A peu près à mi-chemin alors que tout se déroulait fort bien, un gros camion gisait au milieu de la rue. Le spectacle fut impressionnant d’autant qu’à 3mn près, on aurait été les véritables témoins du drame. Aucun blessé heureusement mais un vrai cauchemar pour tous car il était impossible de passer. Petit à petit, les lignes de voitures se formaient derrière. Curieux et badauds se rapprochèrent pour admirer « le spectacle ». Inutile de vous dire à quel point Mathieu appréciait de voir l’engin de ses rêves aussi près : ses gros pneus, ses drôles de tuyaux, ses immenses réservoirs… Il scrutait tout, plongé dans son monde. C’est bien beau pour toi tout ça chéri mais voilà qu’on risquait d’être bloqué là pour un temps. Il y en a même qui parlait du lendemain « à l’allure où les gendarmes travaillent ». Et tandis que tous tergiversaient quant à une solution miracle,  ô la honte : les pilleurs s’affairaient. Le camion transportait des cagots remplis de bières, que de bières, des tonnes de bières, et de toutes ces bières, malgré les tentatives du pauvre chauffeur dépouillé et des gendarmes (enfin arrivées), il n’en restait plus rien ou quelques dizaines. Badauds, vacanciers, et même touristes, tous y passaient.

Ce fut épatant de voir l’allure où les zana-tany débarquaient. A croire que la nouvelle s’est très vite répandue dans le coin. Ils arrivaient, assez méfiants avec leur gony, prenaient tout ce qu’il pouvait ramasser et s’éclipsaient dans les montagnes pour revenir, et revenir encore. Il arrivait évidemment que les gony ne supportaient pas les charges et que tout s’éclatait en milles morceaux. Plusieurs pilleurs s’extasiaient devant le trésor et prenaient leurs aises sur un bloc de pierre, à même le sol, pour siroter une (deux ?) bonne bouteille. Inutile de vous décrire le résultat quelques heures plus tard mais ça nous en a fait du spectacle.

Et il n’y avait donc pas que les zana-tany. Plusieurs de nos amis les victimes s’activaient aussi à transporter les cagots, à remplir paniers, blousons, coffres de voitures… Un spectacle presque amusant, mais désolant aussi de voir à quel point certains pensaient à s’enrichir. Soudain, les gendarmes annonçaient que toutes les voitures feront l’objet de fouilles et qu’aucune ne sortira avec une bouteille. Plusieurs ont mordus alors on retrouva petit à petit les cagots dans les canaux, mais beaucoup étaient sûrs que les forces de l’ordre ont bluffé.

Il nous aura fallut finalement 4 heures de temps avant que la route ne soit dégagée, à l’aide et à l’initiative de deux gros camions pris aussi dans le blocage. Il a fallu brisé le pauvre camion accidenté en deux pour arriver à dégager la route, sous les yeux hagards du malheureux chauffeur.

Les bières dépouillées, le camion en  morceaux, sans compter les moyens qu’on aura utiliser pour dégager complètement le camion de là. On ne saura jamais si le camion sera assez assuré pour supporter tous ces dégâts qui se chiffraient sans aucun doute à plusieurs millions de nos francs.

Sur plusieurs kilomètres encore, des petites « épiceries » avaient de la bière, et même que de la bière sur leurs étalages…Une pauvreté qui sévit ? Une mentalité purement malgache ?  Difficile de juger.

 

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Et nous revoilà donc sur la route de Foulepointe, après 4 heures de retard…

Les 3 ans de Mathieu

19 février 2010

Non, je n’ai pas oublié que je vous devais un compte rendu de l’annif de Mathieu qui a eu donc 3 ans le 7 février.

Non, je vous prie de ne pas faire de commentaires sur cette date qui vous rappelle sans doute quelque chose surtout si vous êtes malgache. Le 7 février, c’est l’anniversaire de mon baboum, c’est tout, nan !!!

 

Et oui, nous avons fais en sorte que Mathieu fasse de ce jour un jour à souligner dans son petit univers.

 

Je ne ferai pas plus de commentaires, admirez plutôt les photos :

 

 

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Les 3 cadeaux de la part de dada, neny et de zoky (grand frère), l’incontournable manège, la bouffe au restau, la petite fête à la maison…

28 janvier 2010

Cet article devait être posté hier, mais ah connexion quand tu nous nargues !!!

 

 

Cela fait 7 ans aujourd’hui que j’ai vécu la plus dure journée de ma vie car cela fait exactement 7 ans que j’ai perdu ma maman. Une mort tellement banale, tellement bête.

Maman… Elle pétillait quand même la jeunesse malgré ses 53 ans. Ca a toujours été une femme forte, courageuse. Elle assumait les choses toute seule car même après m’avoir adoptée, elle avait choisie de ne jamais se marier. On n’était que toutes les deux pour la vie durant de longues années jusqu’à ce que je me marie. Je savais que devoir se séparer de moi n’était pas très facile pour elle.

Pour la petite histoire, le 15 octobre 2002, mon incroyable grand-père maternel succomba paisiblement dans sa sieste après avoir été terrassé durant  des années par ses problèmes cardiaques. Un mois exactement après, le 15 novembre 2002, son épouse, mon adorable grand-mère alla le rejoindre à la suite d’une complication de son diabète (mais aussi à cause de son immense chagrin sûrement). Maman avait donc à la fois perdu papa, son héros ; mama, son épaule… et moi, sa protégée, qui n’était plus vraiment toujours là. C’est alors qu’elle prit la décision de se rapprocher de moi et avec l’accord de tout le monde, elle avait décidé d’ériger un étage sur notre maison, histoire de finir sa vieillesse près de moi et de mes enfants plus tard.

Le 3 janvier 2003, alors que la construction battait son plein (les murs arboraient déjà quelques mètres, la maison allait prendre vie), ce qui devait arriver arriva. Nous descendions ensembles les marches (assez glissantes dues à une fine pluie) après une visite de courtoisie entre ces murs. Moi devant, elle derrière… et puis soudain, un petit cri, une sourde tonalité… je me retourne, elle n’était plus là. Elle était tombée, quelques mètres plus bas….

Maman avait tenu pendant 24 jours. Au petit matin du 27 janvier 2003, elle s’en est allée aussi après  avoir quand même été victime des lamentables traitements des services hospitaliers publiques malgaches. Je me suis jurée d’ailleurs de ne plus jamais y retourner… mais ça c’est une toute autre histoire.

La dernière fois que je l’ai vue, c’était le jeudi 23 où on avait dû lui annoncer encore que j’allais devoir m’absenter quelques jours car je devais enterrer ma belle-mère. Eh oui, ses problèmes cardiaques avaient également fini par emporter ma tendre belle-mère un soir tumultueux de 22 janvier. Lorsque j’ai vu maman pour la dernière fois donc, elle allait mieux, et même l’annonce de la mauvaise nouvelle ne semblait pas tellement l’ébranler. Elle se montrait plus forte que jamais pour moi, pour nous. Mais, voilà, le destin était écrit et ce matin de 27 janvier 2003, la mort a une fois de plus frappé.

Oui, j’étais accablée. Oui, la cicatrice n’est toujours pas bien fermée. Sur sa couronne, j’avais décidé  d’inscrire : Un jour, on se retrouvera près de notre Seigneur et Il effacera nos chagrins = « Indray andro any mbola hiaona indray, tsy hisento intsony eo anilan’i Ray »). C’était une chanson que j’avais déjà fredonnée lors des veillées mortuaires précédentes. Là, j’avais décidé de l’écrire car j’espère, je crois qu’un jour le Bon Seigneur en qui je crois nous réunira dans ses cieux.

C’étaient les pires jours de mon existence. Ma vie, assez paisible depuis, avait complètement basculé et je me rendais compte à quel point notre existence était éphémère face à la mort qui nous attend tous. Ce matin, j’ai appris qu’une tante de mon cher époux s’en est allée à son tour à la suite d’un long et tragique cancer. Une fois de plus, je suis accablée, mais… : « Un jour, on se retrouvera près de notre Seigneur et Il effacera nos chagrins ».

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Si maman si tu voyais ma vie, tu verras que sans toi j’essaie de mener une heureuse vie, pour toi et pour vous tous qui ont pris des avances !!! Je vais y parvenir en attendant de te revoir…

Presque 1 an après

20 janvier 2010

Pour les potes qui sont passés par là et qui, alléluia, n’ont pas complètement déserté mon blog, je suis revenue aujourd’hui, presque 1 an après. Il faut dire que le message de Titine y est pour beaucoup… ( :

Un petit résumé donc, de ce qu’est devenu mon fleuve de vie depuis… Mais tout d’abord, ceci :

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Oui, oui, j’ai mûri !!! Pas au point encore mais bon, j’ai fais pas mal de progrès en matière de montage. Normal : au lieu de squatter le blog que voici, je me suis entraînée là-bas. Alors, ne m’en voulez pas pour cette looooongue absence.

Mais pour revenir au petit résumé, commençons par le plus petit :

Baritiana Mathieu :

A ce jour, il a 35 mois et quelques jours. Monsieur aura donc 3 ans dans très peu de temps.

Il a commencé à fréquenter les TPS en octobre de l’année dernière, mais à ce jour, il est en PS. Vous me direz, ils ont découvert que c’est un surdoué ? Noooon, mais l’explication se fera plus bas. Un peu de patience donc !!!

Le scoop, il a perdu sa queue (de cheval), celui que j’appelais son cordon ombilical. « Efa notapahan’i dada », vous dira t il. Oui, on a trouvé d’un commun accord que c’était trop long maintenant alors le 31 décembre 2009 exactement, tchaaak, dada a coupé, neny ayant fait exprès de s’éclipser car trop dur tout de même

Sinon, c’est toujours un grand chanteur hors pair. Pour être doué, ah ça, il l’est ! Faîtes-lui écouter un air, de préférence, un qui balance, qui rythme, une seule fois ou deux, il vous le fredonnera illico après. Un vrai talent !!!

Côté, langage, ça va, à 3 ans… Il se débrouille et j’aurai tendance à croire que les chants y sont pour quelque chose.

Côté dodo, c’est ok aussi. La question de la tétine a été réglée un peu avant la rentrée d’octobre. L’astuce ordinaire : une souris l’a croquée (dada a coupé le bout, tss) et vlààà : rapatriée la pov tétine. Par contre, le (cramoisis, terni, décoloré…) kaloo, lui, a gardé sa place au fond du berceau

Et puis pour finir sur Mathieu, je ne vous présente plus monsieur colérique. C’est vrai, il lui arrive d’être calme devant un jouet quelconque mais d’un instant à l’autre, il va craquer : « Neeeeeeeny,…) et dès fois, sans la fessée ; il rechignera toute la journée. Mais rassurons-nous, il a ses côtés positifs aussi : c’est un grand méticuleux par exemple. Une seule petite tâche sur la main et hop, il court chercher le mouchoir. Bref, il continue son ‘tit bout de chemin

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Mamihaja Nathan

Lui, c’est un grand maintenant. Il aura 5 ans au mois d’avril mais avec ses 20 kg et sa grande taille, on lui donnera volontiers 6 ans. D’ailleurs, tous ses vêtements sont désormais des vêtements de 6 ans.

Il a quitté la petite école et se trouve maintenant dans une très grande école, celle que ses fiers parents ont fréquenté jusqu’au BAC. Bon, il est dans la plus petite classe (la maternelle) mais le fait de se trouver dans une graaaande école l’a complètement transformé. Quoique, monsieur continue, plus de 3 mois après la rentrée, a hésité chaque matin devant la porte de la classe. Il lui arrive même encore de pleurer. Mis à part ce «léger » détail, la maîtresse nous a assurés que Nathan est impeccable. C’est le chef de classe en quelque sorte. Peut-être est-ce dû à sa grande taille mais il semble dominer ses copains.

Et eurêka, même dans ses travaux, il semble qu’il arrive à bien suivre. En plus il improvise. Quand en classe on s’applique à faire les ronds et les demi-ronds, à la maison il s’applique à écrire les A,B,C,D,E (bien en ordre SVP). Et ma foi, il y arrive.

Sinon, c’est un grand fan de Naruto. De tous les DA qui passent mais de (ce foutu) Naruto en particulier. Au grand désespoir de sa mère mais bon, technologie quand tu nous tiens…

Socialement parlant justement à cause de Naruto je crois, il a tendance à être plus turbulent. Bon, j’ai posé la question à pas mal de gens mais l’on me rassure tout de même : c’est un petit garçon, laissez faire et puis il n’est pas le pire… Bon, je laisse faire donc, du moment que je le trouve plus docile surtout avec son petit frère. L’avenir nous dira pour le reste.

Et pour finir, son plus grand exploit à 4 ans : il nage !!! Si si pour de vrai je vous assure. Et il commence, comme son papa en son temps, avec le crawl que maman n’a su faire qu’il y très peu de temps. Son seul problème, c’est la respiration mais sinon, en trichant un peu, il vous fait volontiers un longueur de 20m. Là sur la photo, il s’amuse avec la bouée mais normalement, il n’en a plus besoin du tout dans le grand bassin. L’astuce, c’est poisson comme ses fiers parents. Ici, on adore l’eau !!! Et on essaie depuis octobre d’être assidu à la piscine tous les week-ends. Nathan, lui, du coup a rejoint le club de son école en natation et tous les jours, sauf le mercredi, il s’entraîne. Et je pense que son frère va suivre son chemin l’année prochaine. Youpiii !!!

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Moi, nou :

Bon, moi, à part mes créations qui on va dire, commencent à se faire connaître, le grand changement qui s’est imposé dans notre petite vie tranquille était le grand déménagement en octobre dernier. Je n’appellerai plutôt pas cela « déménagement » mais « changement ».

Avec mon tendre moitié, nous avons souvent rêvé de posséder un petit studio, un petit nid de repos en ville. On a traîné quelques semaines dans les petites annonces et on est tombé sur un appart qui se trouvait justement très proche de la nouvelle école de Nathan mais aussi du bureau de mon zhom. Une petite visite s’est imposée et la boucle a été bouclée : du lundi au vendredi, on habitera là et pour les WE et jours de vacances, nous rentrons dans notre vraie maison en campagne. De grandes organisations ont dues être effectuées genre on a dû rapatrier Mathieu dans une école (où il a été admis en PS) plus proche de l’appart aussi, on a dû investir dans quelques mobiliers… et puis voilà, on vit désormais de cette façon. Et on s’y plaît.

 Voilà voilà le résumé de notre petite vie durant cette absence. Je me rends compte que c’est le plus long article que je poste et que vous vous êtes sans doute régalés (à moins que vous ne vous êtes pas endormis à la fin). Comme quoi, il y a du bon dans les absences…

Cré’hasina est née !!!

29 mai 2009

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Avant de devenir maman, j’ai travaillé dans une sté de téléphonie mobile et pour raison de santé (gynécologique justement), j’ai décidé de quitter. J’ai eu tellement de mal à avoir « mes bébés » que je me suis dis quand ils étaient là : « On ne pouponne pas toute une vie, je leur dois bien ça : je reste pour m’occuper d’eux ». Donc, me voilà maman à plein temps depuis 4 belles années.

Aujourd’hui que mes enfants sont plus ou moins indépendants (le dernier va rentrer en TPS en septembre), je pensais que le moment était venu de reprendre le chemin du bureau. Mais voilà l’erreur : je me suis tellement attachée à nos bonnes vieilles habitudes que j’ai tendance à baisser les bras. Comment mon aîné saura-t-il comprendre le fait que ce ne soit pas moi qui le prépare pour l’école le matin ? Qui va  les accueillir en descendant du car scolaire ? Qui va leur donner à manger à midi ? Qui s’occupera de les border pour leurs siestes de l’après-midi ? Qui va les emmener chez le pédiatre ?… Tant de question auxquelles je n’ai aucune réponse.Passionnée de photos et de montage de ces dernières (un clin d’œil d’ailleurs à celles qui m’ont initiée), je me suis mise à fabriquer des albums de mes loulous, à collectionner des montages  de photos de mes bambins… Et il m’arrivait même d’en faire cadeau. C’est là que l’idée m’est venue. Tant de mamans assoiffées de « mes œuvres » m’encourageaient à en faire un métier. Pourquoi pas après tout pensai-je. Ainsi je pourrai gérer mes horaires et caler mes RV entre les siestes de mes bambins… Et comme le marché d’albums pour bébé est encore inconnu à Mada, j’ai donc décidé de me lancer… parallèlement, je fais aussi les albums mariage, les cadres photos, les calendriers, les faire parts… Tant qu’il s’agit de photos, je prends !!! Et voilà comment Cré’hasina, mon 3ème bébé, est né.

Je suis actuellement en pleine phase de prospection. Certes, les clients n’affluent pas encore mais on commence à me poser des questions. La suite ne sera pas facile mais je pense que le plus dur justement est de commencer. Alors je croise les doigts…

Pour des compléments d’informations, je vous invite à voir le catalogue dans  http://www.rapid-catalogues.com/crehasina

 

 

 

Mathieu élu 2ème au concours Kilonga gasy 2009

12 mai 2009

Pas mal non ?

Et le voici arborant fièrement ses lots :

 

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